SWIM CUP 24h 20.12.17

Jolann Bovey était inarrêtable mercredi. Le sera-t-il aussi jeudi?
Image: PATRICK MARTIN

Jolann Bovey met le feu à la piscine de Mon-Repos

Natation Le Palinzard établi en Norvège abaisse son propre record de Suisse du 100 m brasse, lors de la 2e édition de la Swim Cup.

Jolann Bovey connaît la moindre catelle de la piscine de Mon-Repos. Et pour cause! L’ancien sociétaire du Lausanne Natation a nagé des milliers de kilomètres dans ce bassin. Mercredi, lors de la 2e Swim Cup, le Vaudois établi à Oslo a littéralement mis le feu au bassin, en battant son propre record de Suisse du 100 m brasse, qui datait des récents Championnats d’Europe à Copenhague.

Fort de son chrono de 58’’78 (contre 58’’96), l’étudiant de 21 ans ne pouvait plus se départir de son sourire. «J’en ai mal aux zygomatiques! se marre Jolann Bovey au moment de l’interview. Je savais que c’était possible, mais battre ce record, en plus ici à Mon-Repos, je suis trop heureux. C’est le travail qui paie.»

24h par Pierre-Alain Schlosser

Travailler encore plus fort

Déjà très en forme lors des qualifications du matin avec un temps de 58’’98, le Vaudois de 1,90 m pour 85 kg semble inarrêtable en cette fin de saison. «Quand je vais m’arrêter? Jamais! Je n’ai qu’une envie après cette soirée de rêve: replonger à l’entraînement pour travailler encore plus fort. Et je vais encore profiter de nager jeudi, car le meeting n’est pas terminé!»

Vitrine magistrale de la natation, la Swim Cup accueille durant deux jours les meilleurs athlètes du monde. Les vainqueurs de 21 médailles olympiques, 109 mondiales et 148 continentales sont présents. Dans un show son et lumière, les 400 spectateurs ont également pu applaudir le double champion du monde militaire de Rio, Jérémy Desplanches.

Émoussé par une fin de saison harassante, le Genevois a réussi son 2e meilleur temps sur le 400 m 4 nages (4’07’’53). «Je suis content du chrono, mais j’ai souffert du début à la fin. Je suis en compétition depuis le début du mois. Physiquement, je suis au bout. D’autant que je suis revenu de Rio mardi à 15 h et que je suis arrivé à Lausanne à 19 h.» Olympien durant les JO 2016, Jérémy Desplanches a vécu une expérience unique aux Championnats du monde militaires. «Je me suis retrouvé à côté d’un pilote canadien de la Navy, alors que moi, je suis un simple soldat. Ça fait réfléchir! En plus, je remporte deux titres et bats deux records du monde dans une compétition très relevée. Que du bonheur!»

Mercredi, parmi les Katinka Hosszú ou Charlotte Bonnet se trouvaient de jeunes Vaudoises. Comme Malika Gobet. La prometteuse écolière de 13 ans a nagé dans la même série que Katinka Hosszú, avant de réaliser son meilleur temps sur 50 m dos (29’’81). «Et pourtant, je suis malade, raconte la nageuse de Crans-près-Céligny. Finalement, j’ai bien fait de venir! Plonger en même temps qu’une triple championne olympique est impressionnant. J’aimerais suivre son exemple et pouvoir vivre de la natation. Malgré la présence de cette grande athlète, je n’étais pas du tout stressée.»

Une pression positive

Pas plus qu’Elena Onieva Heinrich, 16 ans. La Lausannoise s’est qualifiée pour deux finales. «Je me suis alignée sur 200 m dos, dit-elle. Une discipline que je ne nage pas souvent. Quant à la brasse, c’était intéressant de me confronter à l’échelon mondial. Je m’aperçois que j’ai encore une marge de progression. Au niveau de l’ambiance, on ne peut pas faire mieux. Même si Mon-Repos est une petite piscine, les organisateurs ont mis les moyens. J’adore cette compétition. Je me suis beaucoup amusée dans le bassin car il ne s’agit pas d’un grand championnat où il faut absolument réussir un temps. Ici, la pression est positive.» (24 heures)